Volume 42 Issue 4, December 2016, pp. 456-468

Confidence in the police is fundamental to citizens' willingness to report unlawful behaviour, share intelligence about crime, seek help when victimized, and generally comply with the law. Marginalized groups overwhelmingly report a lack of confidence that police will apply the law fairly. Although sex work research reports a wide range of negative experiences with the police, it is not known how common these experiences are because most research focuses solely on street-based sex workers and does not include quantitative measures. We report on confidence in the police through the analysis of relevant data gathered from in-person interviews with sex workers from six census metropolitan areas of Canada. Under the pre-2014 legal regime, our non-random sample of sex workers had lower confidence in police than estimated for other Canadians by the General Social Survey and were particularly unlikely to see police as treating sex workers fairly. Thematic analysis suggests this is primarily driven by stigma and discrimination. We also found a significant minority who reported the police to be a source of aid, suggesting that appropriate policy and program regimes could be developed to improve sex worker–police relations.

La confiance en la police est fondamentale pour que les citoyens soient disposés à rapporter un acte illégal ou des informations à propos d'un crime, à demander de l'aide quand ils sont victimes d'un délit, et, plus généralement, à respecter la loi. Or, la très grande majorité des membres des groupes marginalisés affirment ne pas croire que la police applique la loi de façon équitable. Mais, même si des recherches décrivent un large éventail d'expériences difficiles que les travailleuses du sexe ont eues avec la police, on ne sait pas dans quelle mesure de tels événements sont fréquents, parce que la plupart des études concernent seulement les travailleuses du sexe qui travaillent dans la rue et ne comportent pas de données quantitatives. Dans cet article, nous examinons la confiance en la police en analysant des données pertinentes recueillies grâce à des entrevues en personne réalisées avec des travailleuses du sexe dans six régions métropolitaines de recensement du Canada. Nous observons que, sous le régime juridique qui prévalait avant 2014, la confiance en la police qu'avaient les travailleuses du sexe qui composent notre échantillon non aléatoire était plus faible que celle des autres Canadiens – évaluée dans l'Enquête sociale générale –, et que ces travailleuses avaient très peu tendance à croire que la police les traitait de façon équitable. De plus, une analyse thématique suggère que ce phénomène est principalement dû à la stigmatisation et à la discrimination. Nous observons également qu'une minorité importante des femmes interviewées considère toutefois la police comme une source d'aide, ce qui indique que des politiques et des programmes appropriés permettraient d'améliorer les relations entre les travailleuses du sexe et la police.